Discriminées juste parce qu’on est des femmes, on veut nous faire travailler plus longtemps ? Non merci !
Tous les jours, au travail et ailleurs, nous sommes mises de côté juste parce que nous sommes des femmes.
Récemment, une employée de McDo s’est vu refuser un poste de cadre au prétexte qu’elle allait bientôt se marier, et donc certainement partir ensuite en congé maternité ! 25 ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur l’égalité, on croit rêver (elle a courageusement dénoncé ce scandale, et obtenu gain de cause contre son employeur).
L’égalité n’est donc pas là. Pour ne citer qu’un chiffre, nous gagnons toujours 20% de moins que les hommes.
Il suffirait pourtant de réaliser cette égalité salariale pour apporter une solution au problème des retraites : si les femmes gagnaient plus, elles cotiseraient plus, et les comptes de l’assurance vieillesse s’en porteraient d’autant mieux ! Au contraire, le programme AVS21 prévoit de nous faire travailler plus longtemps. Discriminées toute notre vie et sous payées, nous devrions à nouveau être mises à contribution à l’âge de la retraite !
Il faut donc encore beaucoup agir pour parvenir à l’égalité des genres, sur le plan cantonal aussi. Par exemple, en mettant la pression sur les entreprises vaudoises qui ne respectent pas l’égalité salariale, ou qui tolèrent des comportements sexistes. Un congé parental ou un salaire minimum de 4000 francs par mois permettraient également de réduire l’inégalité (les emplois les moins payés sont des emplois dits « féminins » : soins, vente, nettoyage…). Ces points figurent au programme du parti socialiste vaudois. Grâce à votre soutien le 20 mars, nous pourrons les mettre en œuvre.
Article paru dans le journal La Région


