Ma vieille Peugeot ne passait plus l’expertise : le cœur gros en songeant à toutes les aventures que nous avions vécues ensemble, je m’en suis séparée, et j’ai enfourché mon vélo. L’hiver n’est pas forcément la saison la plus propice à ce genre d’expérience, mais le fait est là : je vis mieux !
Plus de problèmes de bouchons, de parcage en ville, ni de radars (et oui, j’avais parfois tendance à vouloir rattraper mon retard en appuyant sur le champignon). Plus de stationnement à payer. Je souris même à mon voisin quand il se parque devant mon garage ! L’œil vif et le mollet alerte, j’arrive certes un peu échevelée à mes rendez-vous, mais c’était déjà plus ou moins le cas auparavant. Et quelle forme je tiens !
Reste à emprunter des chemins adaptés. En ce sens, le plan du canton me paraît excellent : il veut consacrer 42 millions de francs à la promotion du vélo, notamment en aménageant des centaines de kilomètres de voies cyclables. J’ai déposé une demande à ma commune de Grandson pour qu’elle agisse dans ce sens.
Cela dit, mes capacités physiques ont des limites : je ne peux pas tout faire à vélo. Pour prendre le relais, je rêve de transports publics fiables, fortement cadencés et confortables, à prix très réduits ou gratuits pour les moins fortunés, desservant largement les régions reculées, et compatibles avec les autres modes de transport (J’aimerais bien, par exemple, pouvoir parfois charger mon vélo dans le train sans que ça me coûte un bras…).
Ces projets sont au programme du parti socialiste pour les prochaines élections cantonales : pensez-y le 20 mars!
Article paru dans le journal La Région


