Retourner sur les bancs de l’école à 40 ou 50 ans ? Pas si simple…

Le canton doit soutenir celles et ceux qui choisissent -ou qui sont obligés- de se réorienter en cours de carrière, par exemple à travers la création d’un fonds pour la formation continue. Il faut également inciter les entreprises à proposer des cours à leurs employé-e-s, et à leur octroyer du temps pour les suivre.

La numérisation et l’évolution des métiers sont généralement présentés comme des progrès. La conséquence, c’est que certains emplois deviennent obsolètes. Beaucoup de salarié-e-s doivent se recycler. Oui mais quand, comment et avec quels moyens ? Faute de ressources et de soutien, ces questions restent trop souvent sans réponse.
J’ai été confrontée à un choix essentiel il y a quelques années. Après plus de 20 ans de carrière dans un emploi qui n’avait plus de sens pour moi tel qu’on me proposait de le pratiquer, j’ai entamé une formation pour apprendre un nouveau métier.
Et j’ai pu le constater : trouver la motivation, coordonner mes horaires professionnels avec ceux de la formation, dégager du temps pour le travail individuel, concilier les agendas pour les travaux de groupe, encaisser le stress des examens qui s’ajoute à celui de la vie privée et professionnelle…c’est dur !
C’est dur, et c’est couteux : la plupart des formations pour se reconvertir, ou simplement rester à la page dans son métier, se chiffrent en dizaines de milliers de francs.
Pour éviter l’exclusion prématurée de nombreux salarié-e-s du marché du travail, avec les conséquences que cela implique en termes de coûts sociaux, nous devons encourager et soutenir celles et ceux qui font le pas de s’engager dans une formation continue. Le 20 mars, votez socialiste !

Article paru dans le journal La Région