Smood et compagnie : le canton doit veiller au respect des lois

Vous les avez sans doute aperçus, entendus, soutenus…Ils tenaient un piquet de grève sur la place Bel Air à Yverdon. Ils vous auront peut-être approché, à la sortie du centre commercial, pour signer la pétition réclamant des conditions de travail acceptables. Dans ces froides soirées de décembre, ils étaient dehors pour crier leur désarroi.

Aujourd’hui, les livreuses et livreurs de Smood ont obtenu quelques améliorations de leur sort, mais leurs conditions de travail restent parmi les pires. Pression et stress intenables pour effectuer les livraisons de repas, pauses inexistantes, salaires de 15 à 17 francs de l’heure…
Les employé-e-s de Smood sont victime d’un système : des sociétés proposent des services en ligne, à bas prix. En l’occurrence, on vous livre vos repas à domicile, et c’est très confortable, d’autant plus en période de pandémie! Très confortables aussi, les marges réalisées, puisque l’employeur rogne sur tous les frais possibles, dont ceux du personnel. Moins confortable, en revanche, la vie de ces livreurs ultra précaires et exploités.

L’économie de plateforme doit être mieux encadrée. Les autorités cantonales doivent intervenir fermement dans cette zone de non droit où les employeurs dictent leurs lois sans aucun dialogue ni respect du personnel. Il faut s’assurer que le droit du travail y soit bel et bien appliqué. Les livreuses et livreurs de Smood méritent, comme tous les autres, un salaire digne et des conditions de travail correctes.

En ce jour de St Valentin, faites-leur une fleur : encouragez les forces de gauche qui contribueront à défendre leurs droits au Grand Conseil, et votez pour la liste socialiste le 20 mars.

Virginie Pilault, candidate socialiste au Grand Conseil, Grandson

Article paru dans le journal La Région