Salaire minimum vaudois : oui aux deux initiatives, non au contre-projet le 14 juin

Nous voterons bientôt sur un salaire minimum vaudois. Deux initiatives lancées par le PSV et d’autres organisations et partis de gauche proposent cette mesure particulièrement importante pour le pouvoir d’achat dans notre région. Le contre-projet du Conseil d’Etat, en revanche, est un vrai miroir aux alouettes !

Jobs d’été, jeunes en formation, stages de réinsertion, garde d’enfants ou travail au sein d’entreprises familiales… la liste des exceptions est interminable. Le contre-projet du Conseil d’Etat aux deux initiatives de la gauche propose un salaire minimum dont presque personne ne peut bénéficier.

Il prévoit de faire primer les Convention collectives de travail sur la loi. En clair : dans les secteurs où les salaires fixés par les CCT seraient inférieurs au salaire minimum, celui-ci ne s’appliquera pas. Les gens les moins bien payés -donc celles et ceux qui auraient le plus besoin d’un salaire minimum- ne verront pas leur salaire progresser. On marche sur la tête !

Le contre-projet ne garantit pas l’indexation du salaire minimum en fonction de l’augmentation du coût de la vie. Il risque ainsi de se réduire comme peau de chagrin au fil des années.

Un enjeu d’importance dans le Nord Vaudois

Avec son industrie alimentaire, ses blanchisseries, ses nombreux commerces, notre région est au cœur de la problématique. Beaucoup d’employé-e-s de ces branches n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Alors qu’ils ont un travail, ils doivent parfois avoir recours à l’aide sociale. Ce n’est pas normal ! On doit pouvoir vivre dignement de son travail. Les deux initiatives pour un salaire minimum vaudois le garantissent. Le contre-projet, non.

Virginie Pilault, députée au Grand Conseil vaudois, vice-présidente du Parti socialiste vaudois

Grandson

Texte publié dans le journal Le Nord Vaudois le 22 mai 2026